A quoi sert réellement la cigarette électronique ?

On connait tous la réponse à cette question : la cigarette électronique sert à produire de la vapeur aromatisée. Mais quel est l’intérêt d’en produire vu qu’on a déjà la cigarette classique pour nous donner de la fumée ?

Comment fonctionne la cigarette électronique ?

La cigarette électronique est un petit appareil pourvu d’une batterie. Cette dernière libère du courant électrique qui va se propager autour de la résistance pour la réchauffer. La résistance, à son tour, réchauffe la mèche en coton imbibée d’e-liquide qui est en contact direct avec elle. Cela génère de l’évaporation et donc production de la vapeur. Lorsque vous achetez votre dispositif auprès d’un magasin de vapoteuse en ligne, renseignez-vous bien sur la température de chauffe de votre e-cigarette pour ne pas se mettre en danger. Respecter la bonne température permet aussi de conserver tous les arômes et propriétés des e-liquides utilisés.

Pourquoi préférer la vapeur à la fumée ?

Cela semble logique, mais pas pour tout le monde. Voici ce qu’il faut retenir :

  • La vapeur générée par la vaporette contient des ingrédients testés et validés par les autorités scientifiques pour leur caractère inoffensif et non-dangereux pour la santé.
  • La fumée, quant à elle, émane de la combustion et contient, outre les substances du tabac, du monoxyde de carbone, des particules fines, du goudron et d’autres substances toxiques.

En d’autres termes, la vapeur reste sans danger pour la santé tandis que la fumée est nocive, même pour les personnes non fumeuses, mais qui y sont exposées.

Que contient réellement la vapeur de l’e-cigarette ?

La vapeur de la cigarette électronique contient en ingrédient de base :

  • Du propylène glycol (PG)
  • De la glycérine végétale (VG)
  • Un ou plusieurs arômes pouvant être naturels ou artificiels

En complément chez d’autres flacons, on retrouve de la nicotine, de l’alcool et un peu d’eau.

Tant que la formule se limite à ces substances, la vapeur aspirée par le vapoteur ne génère aucun effet grave. Il faut néanmoins respecter des doses normales notamment en ce qui concerne la nicotine, l’alcool et le propylène glycol.

Quels sont les bons dosages à respecter ?

Dans un flacon d’e-liquide, la base (PG+VG) occupe les 80 % du contenu tandis que les 20 % restants sont divisés entre les arômes, la nicotine et l’alcool.

La bonne dose pour la base

En général, la composition PG/VG est à 50/50, mais certains vapoteurs préfèrent augmenter la concentration en PG ou en VG afin de répondre à leurs besoins. Lorsque le taux de PG est plus élevé, le hit qu’on ressent au niveau de la gorge à chaque bouffée est plus intense. Il faut toutefois faire attention, car une teneur trop élevée en PG peut générer quelques irritations au niveau de la gorge, une sècheresse buccale et une déshydratation. Si vous ressentez ces effets secondaires, réduisez le propylène glycol de vos e-liquides et tout rentrera dans l’ordre rapidement. Notez que ces sensations ne sont pas dangereuses, mais gênantes.

Lorsque c’est la VG qui prend le dessus, le hit est plus léger, mais la vapeur est plus abondante et plus sucrée. Cette dernière tendance est appréciée des « cloud chasers », les personnes qui aiment former des formes avec la vapeur rejetée. Jusqu’à aujourd’hui, aucun effet secondaire notable n’a été enregistré pour cette tendance. On sait seulement qu’un e-liquide trop concentré en VG a tendance à encrasser plus vite la résistance du dispositif.

La bonne dose pour la nicotine

Pour info, la nicotine n’a pas toujours été autorisée dans les e-liquides. Elle a toutefois été introduite pour mieux aider les fumeurs en plein sevrage à arriver jusqu’au bout du processus. Les résultats ont été probants. Même si elle est aujourd’hui autorisée, un taux maximal de 20 mg/ml a été imposé qu’il s’agisse de nicotine pure ou de sels de nicotine.

Cela ne signifie pas que tous les e-liquides qui en contiennent affichent ce dosage maximal. Certains n’en contiennent que 3 mg/ml, voire moins. Il est important de bien choisir la dose adaptée à son niveau de dépendance pour éviter les effets du surdosage tels que maux de tête, nausées, vertiges, étourdissements … Le sous-dosage est également à éviter, car il vous pousse à vapoter plus ce qui va générer, au final, une surconsommation pouvant engendrer une nouvelle forme de dépendance.

La bonne dose pour l’alcool

L’alcool n’est pas aussi courant que la nicotine dans les e-liquides, mais certains en contiennent quand même. La dose maximale autorisée est de 1 %. Au-delà, les risques de devenir alcoolique sont élevés.